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Flotte de véhicules électriques

Les étapes incontournables pour électrifier sa flotte de véhicules

Le contexte environnemental, l’urgence écologique actuelle et les nouvelles législations poussent de plus en plus les entreprises à électrifier leur flotte de véhicules. Comment opérer ce grand changement sans s'y perdre, ni gaspiller de précieuses ressources ?

C'est un fait : les entreprises passent à l'électrique. Certains événements récents accélèrent encore cette tendance lourde. On peut notamment citer la LOM (Loi d’orientation des mobilités) qui encourage les professionnels et entreprises ayant plus de 100 véhicules et opérant un renouvellement de flotte, à faire en sorte que, dans ces nouveaux véhicules, 20% soit à faible émission. À l’horizon 2030, ce pourcentage devra être de 50%. 

La démarche paraît simple, et pourtant... Pour amorcer ce virage, il faut plus qu’un simple coup de volant. C’est une véritable transformation, et pour faire au mieux : il faut commencer par faire ce qu’on pourrait appeler “l’audit de sa flotte”, comprenez : une sorte d’état des lieux de vos besoins, de la faisabilité du projet, le calcul des coûts, le calcul des économies nécessaires éventuelles, la projection d’une adaptation des installations,... Pour vous faciliter la tâche, nous avons divisé cet “audit” en trois grands axes : étudier et maitriser les coûts fonciers, être capable de choisir les véhicules les mieux adaptés, puis en faire autant avec les recharges. On vous explique tout ça ! 

Etape 1 : maitriser les coûts fonciers

Vous vous en doutiez : changer une partie (voire l’intégralité) de sa flotte a forcément un impact financier ! Eh non, il ne s’agit pas seulement du prix des véhicules électriques, plus couteux à l’achat que les thermiques. Il faut également prendre en compte le coût des infrastructures de recharges, ainsi que celui de leurs installations, voire des travaux de génie civil qui pourraient y être liés. Résumons, en une équation.

Coût de l’électrification de la flotte =

véhicules

+ bornes de charge

+ installations de ces dernières

+ travaux si nécessaire

Pour établir le champ d’action de l’entreprise une fois ces calculs réalisés, il faut prendre en considération deux nouvelles notions : les aides existantes, et les économies sur le long terme. 

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Les aides

Il existe plusieurs aides pour accompagner les entreprises dans l’électrification de leur flotte : 

  • Le bonus écologique, qui a été prolongé en 2024. Il s’applique pour les véhicules neufs inférieurs à 47 000€ et ne dépassant pas 2,4 tonnes. Pour les personnes morales, le montant de ce bonus s’élève à 3000 €. Dans le cas où le véhicule est un utilitaire, il n’y a plus de limite de poids et de prix, et le montant de l’aide passe à 4000€. Le bonus écologique et la prime à la conversion sont cumulables !

  • La prime ADVENIR plafonnée à 600€ HT pour les entreprises, pouvant aider à couvrir les installations de points de recharge. Attention, de nombreuses conditions sont à remplir pour pouvoir y prétendre. 

La bonne pratique est ainsi d’optimiser le recours à ces aides pour réduire l’impact financier de la transition, et rentabiliser plus rapidement votre changement de véhicules. 

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Rentabiliser sa transition

Bien que le passage à l’électrique de ses véhicules d’entreprise ait un coût, il faut aussi penser que, à l’avenir, cette nouvelle flotte permettra des économies. À titre d’exemple, la recharge d’un véhicule électrique coûte en moyenne 1,5€ à 3€ pour 100 km, contre 9€ à 11,5 € pour 100km en voiture thermique. Niveau entretien, le VE (voiture électrique) est également 30% moins onéreuse !

De plus, vous ne payerez pas la TVS (Taxe sur les Véhicules de Société) sur vos véhicules à faible émission. 

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Les alternatives

Si votre trésorerie et/ou capacité d’emprunt ne permettent pas de couvrir vos besoins en VE, sachez que vous pouvez également opter pour de la location, autant en leasing qu’en crédit-bail. Si la première option vous permet de louer une flotte d’entreprise plusieurs années (entre une et cinq généralement), la deuxième vous permettra de lever l’option d’achat à la fin de votre contrat de location, et donc, de repousser un peu la date d’acquisition. Ces alternatives vous permettent d’entamer la transition sans compromettre votre trésorerie !

Étape 2 : choisir des véhicules adaptés

On ne constitue pas sa flotte automobile selon des critères aléatoires. Pour qu’elle soit optimale, il faut qu’elle prenne en compte les besoins de l’entreprise et des salariés. Autrement dit, il faut prendre en compte l’activité de l’entreprise et l’utilisation qui sera faite des véhicules : le nombre de kilomètres parcouru annuellement comme quotidiennement, le type de trajet effectué, le genre de route principalement utilisé,... Ce n’est qu’une fois ces paramètres établis que le gestionnaire de la flotte et le concessionnaire vont pouvoir s’orienter vers tel ou tel type de véhicules. Ils pourront également discuter du niveau d’équipement nécessaire et de la puissance adéquate.  

Dans le cadre d’une électrification on se pose d’abord la question d’un véhicule léger ou un utilitaire, puis du type de véhicule optimum entre un hybride rechargeable et un véhicule à batterie 100% électrique.  

Il faut donc toujours commencer par lister puis analyser les cas d’usage, définir les besoins opérationnels et surtout, ne pas hésiter à solliciter une aide ou un accompagnement pour arriver aux modèles les plus adaptés. 

Un employé recharge sa voiture à domicile.

Un employé recharge sa voiture à domicile.

Étape 3 : choisir les bornes de recharge

Avoir la bonne voiture, c’est bien. Mais sans la recharge adaptée, ça perd en intérêt. L’investissement en IRVE (Infrastructure de recharge de véhicule électrique) doit répondre à la stratégie foncière de l’entreprise.  Si la recharge n’est pas optimisée, vous risquez de perdre les retombées économiques positives du passage du thermique à l’électrique, et ça... ce se serait quand même dommage, non ? 

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Les différentes bornes

Il faut savoir qu’il existe trois grands types de recharges : 

  • La charge sur prise électrique renforcée, notamment adaptée à la recharge à domicile. Sa puissance va de 3,2 à 3,7 kW, et elle fonctionne sur courant alternatif.

  • La charge sur borne, appelée “Wallbox”, adaptée aussi bien pour le domicile qu’aux entreprises. Sa puissance peut être de 7,4 à 22 kW, autrement dit : de normale à rapide. À titre d’exemple, sur la moins puissante, il faut 1h30 pour charger 10kWh. Ici, aussi, la charge fonctionne avec un courant alternatif.

  • La charge sur borne ultra-rapide, notamment présente sur les aires d’autoroutes, et adaptée aux longues distances. À partir de 50 kW, on passe sur du courant continu.

Ici aussi, il faut se poser la question des usages : combien de kilomètres seront parcourus avec le véhicule chaque jour ? Quel temps de stationnement moyen ? Une charge lente serait-elle un handicap ? Etc… 

Actuellement, la majorité des entreprises optent pour des Wallbox sur leurs parkings, car, dans plus de 80% des cas, leur puissance suffit à l’usage quotidien qui est fait des véhicules, autant pour les voitures de fonction que pour celles de services. Pour une recharge sur courant alternatif, il faut compter entre 5 et 8 heures, selon le niveau de décharge du véhicule, et la taille de la batterie. 

De fait, les entreprises qui utilisent leurs véhicules pour de plus longues distances, et/ou ont besoin de recharger rapidement leur flotte, devront s’intéresser davantage aux bornes rapides, voire ultra-rapides. C’est notamment vrai pour les entreprises dont les véhicules tournent beaucoup.  

Évidemment, le prix varie selon l’efficacité de la borne : plus elle délivre de la puissance, plus son coût est grand ! 

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La question des watts (What ?) 

Les bornes de recharges ont des puissances différentes, qui peuvent aller de 2.3 à 100 kW. Sauf que, petit hic : chaque véhicule a ses caractéristiques, et tous ne peuvent pas recevoir la même puissance ! Certains ne supportent pas plus de 11 kW alors que d’autres multiplient par 9 cette capacité. Choisir une prise efficace oui, mais prendre la plus rapide au chargement si elle est trop puissante pour la flotte, c’est non ! 

Pour contenter tout le monde et répondre aux différents besoins des véhicules de votre flotte, vous pouvez diversifier vos bornes, en offrant à la fois une recharge normale sur courant alternatif et une charge rapide pour les urgences et véhicules éligibles. 

Proposer à vos collaborateurs d’installer chez eux de quoi recharger leur véhicule est également envisageable. Dans ce cas, la borne peut être considérée comme un  avantage en nature supplémentaire. Le salarié peut bénéficier du CIBRE (Crédit d’impôt Borne de recharge), une aide plafonnée à 500€, pour installer une borne de recharge chez lui. Pour en profiter, il faut qu’il soit capable de moduler la puissance appelée ou de programmer la recharge du véhicule électrique : on parle de “borne pilotable”. Maintenant que vous avez en tête les grandes étapes pour électrifier votre flotte d’entreprise, il n’y a plus qu’à ! N'oubliez pas que cet article dresse les grands traits de cette transition, mais que les usages, besoins et volumes varient d’une entreprise à une autre et donc : que les solutions sont différentes pour chacun ! 

Il n’y a pas un chemin unique, et vous faire accompagner dans ce genre de grand changement reste une bonne idée.

L'équipe rédactionnelle d'Octopus Energy

Publié le 29 janvier 2024

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